Lou ravi

octobre 5, 2006

C’est trop con, mais c’est trop bon : Loique Jemeur a ouvert son blog.

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Est-ce qu’un éditorialiste ou journaliste spécialisé va enfin avoir le courage de rappeler que Zidane est un grand footballeur, mal équipé question neurones, très mauvais comédien – surtout dans son rôle d’homme sandwich pour assureurs italiens – et tout sauf une sorte d’Abbé Pierre des temps modernes ?
Hurlons-le sur tous les toits, c’est un mec ordinaire, capable d’être médiocre, mais qui touche parfois au génie quand il fait son taf. Et c’est déjà pas mal.

L’union et la force

juillet 11, 2006

En couverture de l’excellent quotidien Les Echos aujourd’hui, un chapô qui harponne sur le thème : « Le président du conseil (de la concurrence) favorable aux class actions« .

Notre journaliste, qui essaye de bien faire son travail, rapproche deux faits dans l’appel de une. Je cite : « Alors que Bruno Lasserre, le président du conseil, se dit favorable aux class actions, une association d’actionnaires français vient de lancer, aux Pays-Bas, une action collective à l’encontre d’EADS après la chute de 26 % du cours du titre« .

Passons sur le rafistolage informatif qui consiste à rapprocher le droit de la concurrence d’un regroupement d’actionnaires mécontents (si ce n’est le consumérisme effréné qui agite la France depuis 5 ans). Ce qui est vraiment intéressant, c’est le serpent de mer du « class action ».
Les associations de consommateurs poussent à la transposition de l’action collective à l’américaine dans le droit français, Chirac a donné sa bénédiction et le gouvernement y travaille. Or, on le sait tous, on peut déjà mener des actions en justice à plusieurs dans notre beau pays.

Pourquoi aller plus loin ? Parce que, à court terme, toutes les parties prenantes ont à gagner à participer à la spectacularisation toujours plus poussée de l’action en justice : elle va servir à la fois le milieu consumériste qui y trouvera une force de frappe supplémentaire, certains magistrats qui vont gagner en visibilité et certains consommateurs qui arriveront à extorquer des dommages et intérêts pharaoniques aux grandes entreprises.

Personne ne pense pourtant aux effets totalements pervers que vont avoir ces « class actions » sur l’innovation : elle est aujourd’hui portée principalement par des PME qui vont y réfléchir à deux fois avant de lancer le nouveau produit qui, certes, n’est pas parfait, mais à le mérite de nous faire avancer collectivement. Free existerait-il encore si les class actions étaient légales en France ? Probablement. Mais, à mon avis, il n’aurait pas révolutionné le paysage mondial des télécoms aussi vite et aussi fortement.

On a la société qu’on mérite.