Merci Bernard

août 6, 2006

Il y a quelques semaines, j’ai posté un commentaire un peu tarte sur le blog de Bernard Sananès. Ont suivi quelques commentaires pertinents ici et .

Le post auquel je réagissais à l’époque n’était autre qu’une petite annonce de recrutement sybilline. Mon verbiage idiot sur l’exotisme d’une telle démarche (« Mais pourquoi donc Euro RSCG a besoin du blog du patron pour recruter des attachés de presse ? ») a conduit certains lecteurs à réagir. Bernard synthétise bien l’opinion commune en écrivant que, dans ce cadre, Internet fait partie d’un mix media, un relais comme un autre du message émis.

Le commentaire de Bernard est parfaitement pertinent, car dans ce cadre, Internet n’est guère utilisé que comme un tableau d’affichage électronique.

La lecture de The Long Tail m’a convaincu que notre métier, les Relations Publiques, est et sera de plus en plus « Longue Traine« , malgré tous les marketeux du monde qui souhaitent le transformer en Publicité Gratuite. En gros : entrer en relation interpersonnelle ou au maximum communautaire, avec une foultitude de « niches d’opinion » fragmentées qui, additionnées les unes aux autres, structurent l’opinion. Ce qu’ont compris certaines agences, dont Heaven par exemple, c’est que seul l’Internet permet de faire ça efficacement et à moindre coût.

Le recrutement en agence RP, et particulièrement en Relations Presse, relève exactement de cette logique. Nous cherchons tous des compétences très précises et des expériences très pointues, qui dépassent souvent des descriptifs aussi flous que « recrute attaché de presse high tech ». Ainsi par exemple, entre un expert des journalistes télécoms en PQN et un professionnel de la presse réseaux BtoB, il y a de plus en plus souvent un monde. Bref, on entre dans la « Longue Traine » des compétences.
Donc oui, tout à fait, le bouche à oreille est indispensable pour recruter dans cette « Longue Traine » les professionnels qui exercent déjà dans une niche. Mais je ne pense pas qu’un simple post sur un blog suffise à les atteindre. Les chasseurs de tête ne sont pas non plus toujours très efficaces à ce niveau de finesse. Annoncer dans la presse professionnelle génère un très mauvais rapport signal/bruit. Bref, il faudrait réussir à améliorer grandement l’identification des compétences, pas forcément les plus visibles. Avec de la veille sur Internet, peut-être ?
Le débat est plus qu’ouvert. Merci Bernard.