Supris que je suis

juin 18, 2012

À la faveur du téléchargement d’une app sur mon iPad, je redécouvre que j’ai bloggué ici pendant quelques mois il y a six ans. Et le pire, c’est qu’en relisant les quelques textes que j’ai commis à l’époque, je n’ai éprouvé aucune gêne. Pour être honnête, j’ai même trouvé que certaines phrases étaient pas mal troussées et que quelques idées avaient vaguement survécues vaillamment au temps qui passe. Bref, rigolo.

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Sujet cher au coeur de mon camarade et néanmoins ami Adam Kesher, la question de « l’influence » des bloggeurs est sur les lèvres des communicants de tous poils (et des non-communicants, car, comme vous l’aurez sans doute pratiqué/remarqué, la comm’ est un des rares sujets sur lequel tout le monde à une opinion. Mais je digresse…).

Pas plus tard que ce matin, lors d’une conférence ma foi sans grand intérêt, les différents intervenants ont essayé de convaincre l’assistance de l’influence de cette nouvelle catégorie d’être humains que semblent être les bloggeurs.

Argument choc : la notoriété. Ainsi, le blog de Dominique Strauss-Kahn ou de Michel Edouard Leclerc seraient bigrement influents, car ils émanent de personnalités déjà dotées d’une aura médiatique considérable. Quand à Loïc Le Meur, n’en parlons pas, vu le trafic qu’il génère, c’est un incontournable…

Amis de la vieille garde, convenez avec moi que la notoriété ne confère pas l’influence et que la visibilité ne confère pas la crédibilité. N’importe quel BTS MarCom aura découvert ça par lui-même au bout de deux mois de stage chez TBRODDBDO&Fils.

Sujet de dissertation : pourquoi vais-je probablement suivre les conseils d’Engadget pour acheter mon prochain téléphone mobile mais pas ceux de Michel-Edouard Leclerc pour acheter mes prochains steaks hachés ?

Vous avez l’éternité pour répondre. Ou presque.

Lou ravi

octobre 5, 2006

C’est trop con, mais c’est trop bon : Loique Jemeur a ouvert son blog.

Moi le premier. C’est pour ça que je me tais. Ca peut encore changer. Vais voir.

Merci Bernard

août 6, 2006

Il y a quelques semaines, j’ai posté un commentaire un peu tarte sur le blog de Bernard Sananès. Ont suivi quelques commentaires pertinents ici et .

Le post auquel je réagissais à l’époque n’était autre qu’une petite annonce de recrutement sybilline. Mon verbiage idiot sur l’exotisme d’une telle démarche (« Mais pourquoi donc Euro RSCG a besoin du blog du patron pour recruter des attachés de presse ? ») a conduit certains lecteurs à réagir. Bernard synthétise bien l’opinion commune en écrivant que, dans ce cadre, Internet fait partie d’un mix media, un relais comme un autre du message émis.

Le commentaire de Bernard est parfaitement pertinent, car dans ce cadre, Internet n’est guère utilisé que comme un tableau d’affichage électronique.

La lecture de The Long Tail m’a convaincu que notre métier, les Relations Publiques, est et sera de plus en plus « Longue Traine« , malgré tous les marketeux du monde qui souhaitent le transformer en Publicité Gratuite. En gros : entrer en relation interpersonnelle ou au maximum communautaire, avec une foultitude de « niches d’opinion » fragmentées qui, additionnées les unes aux autres, structurent l’opinion. Ce qu’ont compris certaines agences, dont Heaven par exemple, c’est que seul l’Internet permet de faire ça efficacement et à moindre coût.

Le recrutement en agence RP, et particulièrement en Relations Presse, relève exactement de cette logique. Nous cherchons tous des compétences très précises et des expériences très pointues, qui dépassent souvent des descriptifs aussi flous que « recrute attaché de presse high tech ». Ainsi par exemple, entre un expert des journalistes télécoms en PQN et un professionnel de la presse réseaux BtoB, il y a de plus en plus souvent un monde. Bref, on entre dans la « Longue Traine » des compétences.
Donc oui, tout à fait, le bouche à oreille est indispensable pour recruter dans cette « Longue Traine » les professionnels qui exercent déjà dans une niche. Mais je ne pense pas qu’un simple post sur un blog suffise à les atteindre. Les chasseurs de tête ne sont pas non plus toujours très efficaces à ce niveau de finesse. Annoncer dans la presse professionnelle génère un très mauvais rapport signal/bruit. Bref, il faudrait réussir à améliorer grandement l’identification des compétences, pas forcément les plus visibles. Avec de la veille sur Internet, peut-être ?
Le débat est plus qu’ouvert. Merci Bernard.

La presse d’opinion

juillet 26, 2006

La lecture compulsive et consécutive de Voici, Closer et Public* me conduit à penser que la presse pipole a récupéré de flambeau de la presse d’opinion haut la main. Certes, c’est pas elle qui va faire élire le prochain Président (quoi que Sarkozy la manie avec dextérité), mais c’est une des rares qui réussi encore à construire l’opinion de ses lecteurs avec des méthodes telles que l’éditorialisation à outrance (en légende de photo le plus souvent), l’enquête ou encore l’interview sans concession (je vous conseille celle d’Elisa Tovati dans le Voici de cette semaine, c’est costaud).

Et si les journalistes de la presse de caniveau faisaient partir de cette espèce de plus en plus rare : le journaliste qui fait son boulot. D’ailleurs, l’excellent Nicolas Santaloria collabore désormais au sus-mentionné Voici, c’est dire.

* J’ai pas trouvé Bon Week à la Maison de la Presse de la charmante bourgade écrasée par le soleil qui abrite mes congés payés; pourtant, avec un titre aussi tarte, ça doit valoir son poids de crème solaire

Le divinenfant

juillet 25, 2006

Il est né. « The Long Tail », de Chris Anderson, est paru. Amazon vient de me le faire parvenir sur mon lieu de vacances : dès que j’ai avalé jPod, je m’y colle.

Si vous voulez savoir de quoi il retourne, c’est là que ça se passe.

Flemme à grande vitesse

juillet 25, 2006

Je viens de connaître ma première blogoflemme : pas de post depuis plus d’une semaine, alors que je suis présentement en train de glander sous un palmier et que la connexion WiFi est excellente. I am blogashamed.

Une affaire d’importance

juillet 12, 2006

Bertrand Delanoé était l’invité ce matin de Pierre Weil sur France Inter.

Questions directes que ça s’appelle, ces dix minutes de patouillage agressif que j’ai le courage d’ouïr chaque matin (avec attention du temps de Paoli, avec résignation depuis que le sieur Weil officie chaque jour de la semaine).

Première ‘question directe’ de notre animateur d’antenne : « Revenons sur ce que nous avons évoqué dans le journal, à savoir cette piscine Joséphine Baker, piscine flottante inaugurée il y a tout juste une semaine. Il fait très chaud à Paris, la piscine est fermée car le carrelage se soulève, quand même… ».

Comment se porte le journalisme en France ? Très bien, pourquoi ?

Est-ce qu’un éditorialiste ou journaliste spécialisé va enfin avoir le courage de rappeler que Zidane est un grand footballeur, mal équipé question neurones, très mauvais comédien – surtout dans son rôle d’homme sandwich pour assureurs italiens – et tout sauf une sorte d’Abbé Pierre des temps modernes ?
Hurlons-le sur tous les toits, c’est un mec ordinaire, capable d’être médiocre, mais qui touche parfois au génie quand il fait son taf. Et c’est déjà pas mal.